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Société

Viol collectif d’une jeune adolescente dans le bus de Casablanca 

 

 «Une autre jeune fille victime de viol … Un autre nom qui s’ajoutera – peut-être – à cette longue liste de femmes qui continuent à quémander justice, sans pour autant pouvoir un jour, la recevoir.» ML 

Il y a quelques jours, elle était la vedette de la toile. Cette jeune fille dont le corps est à moitié nu, échappant aux griffes de ces agresseurs ; qui ne sont autres que des adolescents à peine plus âgés qu’elle. La vidéo circule de façon virale sur internet faisant pleuvoir les commentaires d’indignation et de mépris.

Cette fois il ne s’agit pas de cette jeune salariée qui fait face à un employeur tyrannique, où de cette jeune fille du Douar qui subit le harcèlement d’un proche … ou encore de cette petite bonne qui n’a autres choix que de se plier aux envies de son hôte… Non…Cette fois l’incident est bien plus grave…

Il s’agit d’enfants ! De jeunes adolescents qui se sont trouvés un nouveau terrain de jeu : Une fille ; seule. Peu importe si elle est dans un endroit public ou dans un transport en commun. Peu importe si c’est en plein jour et sous les yeux de tout le monde. Ils s’amusent, ils se filment en train de faire sans prendre la peine de se couvrir la face ; ils se dévoilent au grand jour avec leur acte criminel comme si c’était une simple victoire après un match de foot. A voir leurs rires, on aurait dit qu’il s’agissait d’une nouvelle performance dont ils ont accompli l’épreuve avec brio, fiers…

Je regarde la vidéo en boucle et une seule question me tourmente : n’ont-ils pas peur ? Leurs visages puérils témoignent de leur jeune âge et pourtant, ils n’ont pas froid aux yeux. Non seulement ils commettent un acte digne des grands criminels, mais ne se soucient nullement des conséquences juridiques que cela puisse entraîner. Bien au contraire, ils se filment, victorieux, entrain de malmener  la jeune fille de la manière la plus obscène, tel un trophée après un concours de chasse.

Qui en sont les vrais responsables?…viol

Plusieurs mis en cause répondent à l’appel : Est-ce cette jeunesse qui déraille en puisant la plus grande partie de son inspiration de ce que lui sert la toile sur un plateau d’argent, sans aucun filtre ni moralité. Sont-ils ces parents, démissionnaires de leurs rôles de premiers éducateurs. Ou encore cette société qui demeure frustrée par ce déséquilibre provenant de cet écart entre religion et aspiration à la modernisation…

Cette fois il ne s’agit ni de l’un, ni de l’autre …

Les coupables sommes-nous, Médias!

Moins d’une dizaine de jours avant, quinze adolescents ont été «surpris» après avoir violé collectivement une ânesse à Sidi Kacem. L’histoire a vite pris une ampleur empirique quant à sa diffusion et a fait beaucoup parler d’elle. Mais à quelle finalité ? Qu’elle était la morale derrière le fait que cette information soit digne de faire la une des supports?  Et qu’a-t-on cherché à médiatiser au juste?

Etant moi-même journaliste, je suis naturellement  friande des informations insolites. L’incident de Sidi Kacem en est probablement un ; Encore faut-il le traiter de façon juste et constructive ; l’intervention des jeunes «victimes» de Sidi Kacem a voilé l’ampleur de la catastrophe. Par conséquent, la défaillance est tournée vers une enfance qui ne sait plus où se positionner. «Où voulez-vous qu’on joue ?», même si elle provient de la bouche d’un gamin, cette question n’a rien d’innocent, elle cache derrière ces mots le sens propre d’une frustration persistante et obscène. Et pourtant, aucune honte. Le témoignage est diffusé et on en rit …

Et c’est ainsi…

Un enfant qui se prend déjà pour un adulte sans comprendre ce qu’est réellement un adulte. Un journaliste qui choisit mal ses axes. Et une société qui s’en moque complètement en faisant monter les «j’aime» et «partage» sur les réseaux sociaux. Le résultat, des enfants à peine pubères  qui violent avec sang-froid et amusement, en toute aisance, défiant l’autorité et les mœurs. Sauf que cette fois il ne s’agit pas d’un animal qui en est la victime mais bien d’une jeune fille. Une enfant aussi …

 

Maryem LAFTOUTY

 

Leila Alaoui succombe à ses blessures

12439546_767321290070558_1576267177007317721_nLa Marocaine blessée dans l’attaque perpétrée, vendredi dernier, à Ouagadougou est décédée aujourd’hui . Leila Alaoui, qui se trouvait dans un café-restaurant au moment de l’attaque, a été touchée par trois balles. Elle a été évacuée vers une clinique de la capitale Ouagadougou où elle a subi une intervention chirurgicale avant de succomber à ses blessures après avoir perdu beaucoup de sang. Née en 1982, Leila Alaoui se trouvait à Ouagadougou pour réaliser des photographies pour le compte d’Amnesty International. Sa famille souhaite rapatrier sa dépouille pour l’inhumer au Maroc.

Le monde comme il va, vision d’une candide

 

Vivant sur Paris, je suis complètement chamboulée par ce qui s’y passe. Horreur, carnage, tumulte, ânerie mais surtout candeur et méconnaissance des causes. Je me posais plein de questions, des pourquoi(s) auxquelles je n’ai toujours pas trouvé de réponses. Et soudainement j’ai songé à un Livre de Voltaire, ou il avait parlé de ce qui se passe actuellement des siècles avant. Ah quel vision avait ce voltaire. Je partage avec vous un extrait de ce livre, « le monde comme il va, vision de Babouc ». Dans ce livre voltaire relata un sujet qui est toujours d’une pertinence sans pareille. Il parla de la guerre et des causes qui la déclenchèrent. Le principal personnage de son livre qui est Babouc partit à la recherche de la vérité, à la recherche du sujet de la guerre entre les indiens et les perses. «  Babouc monta sur son chameau et partit avec ses serviteurs. Au bout de quelques journées, il rencontra vers les plaines de Sennaar l’armée persane, qui allait combattre l’armée indienne. Il s’adressa d’abord à un soldat qu’il trouva écarté. Il lui parla, et lui demanda quel était le sujet de la guerre. « Par tous les dieux, dit le soldat, je n’en sais rien ; ce n’est pas mon affaire : mon métier est de tuer et d’être tué pour gagner ma vie ; il n’importe qui je serve. Je pourrais bien même dès demain passer dans le camp des Indiens, car on dit qu’ils donnent près d’une demi-drachme de cuivre par jour à leurs soldats de plus que nous n’en n’avons dans ce maudit service de Perse. Si vous voulez savoir pourquoi on se bat, parlez à mon capitaine. »
Babouc, ayant fait un petit présent au soldat, entra dans le camp. Il fit bientôt connaissance avec le capitaine, et lui demanda le sujet de la guerre. « Comment voulez-vous que je le sache ? dit le capitaine, et que m’importe ce beau sujet ? J’habite à deux cents lieues de Persépolis ; j’entends dire que la guerre est déclarée ; j’abandonne aussitôt ma famille, et je vais chercher, selon notre coutume, la fortune ou la mort, attendu que je n’ai rien à faire. — Mais vos camarades, dit Babouc, ne sont-ils pas un peu plus instruits que vous ? — Non, dit l’officier, il n’y a guère que nos principaux satrapes qui savent bien précisément pourquoi on s’égorge. »

Babouc étonné s’introduisit chez les généraux ; il entra dans leur familiarité. L’un d’eux lui dit enfin : « La cause de cette guerre, qui désole depuis vingt ans l’Asie, vient originairement d’une querelle entre un eunuque d’une femme du grand roi de Perse et un commis du bureau du grand roi des Indes. Il s’agissait d’un droit qui revenait à peu près à la trentième partie d’une darique. Le premier ministre des Indes et le nôtre soutinrent dignement les droits de leurs maîtres. La querelle s’échauffa. On mit de part et d’autre en campagne une armée d’un million de soldats. Il faut recruter cette armée tous les ans de plus de quatre cent mille hommes. Les meurtres, les incendies, les ruines, les dévastations se multiplient ; l’univers souffre, et l’acharnement continue.

Un assez long extrait mais qui en dit très long sur ce qui se passe dans le monde d’aujourd’hui. Sur plus de trois siècles il me parait que la vision n’a pas trop changé. On s’entretue et Dieu sait pourquoi. Ce qui a changé c’est le fait de s’engager dans cette guerre avec ou en dehors de sa volonté. Les soldats d’autrefois ne savaient peut être pas pourquoi ils s’entretuaient, pourquoi ils se battaient mais c’était leur unique et seul moyen de gagner leur vie. Aujourd’hui les guerres que nous vivons, dont on ignore complétement le sujet, n’engagent malheursement que NOUS, civiles non-armés, ne gagnant rien de la guerre mais perdant vie et tranquillité. C’est chamboulant, assourdissant et affreux de voir des vies perdues sans raison. Des gens qui n’ont rien fait du mal au monde, qui s’éloignaient de l’obscurité qui régnait partout et ne voulaient que qu’extraire des moments de joie, se trouvent tués avec un sang-froid.

Ce qui s’est passé à Paris ce vendredi noir et sanglant illustre à quel point nous n’avons pas de valeur, que nous sommes de la pacotille, que nous sommes que des marionnettes entre les mains des présidents, des généraux et des Khalifes. Le sang de tant d’hommes a été versé pour l’intérêt de je ne sais qui. Pourtant, et il fait l’avouer, qu’on n’a pas de choix, que celui de subir un sort sinistre et ténébreux ; D’accepter cette nouvelle forme d’esclavage. Celle d’être libre de choisir quoi manger, quoi mettre, avec se marier mais de servir docilement les intérêts de tes supérieurs.

Chercher des réponses à ses pourquoi(s) philosophiques semble pour l’instant comme pédaler dans la semoule. Néanmoins, il s’avère très opportun de critiquer la solidarité qui a surgit soudainement. Cette solidarité quoique gratuite, mais au moins manifeste. Ce qui n’est pas le cas tous les jours avec le reste du monde. La solidarité fondée normalement sur des valeurs humaines semble devenir sélective et élitiste. Semble-t-il que certains ont plus de valeur que d’autres. Que certaines vies méritent d’être regrettées et pleurées à chaudes larmes. Et que d’autres vies méritent autant de désintéressement que de compassion et de commisération. Aujourd’hui de Paris, Je témoigne toute la sympathie et les condoléances aux familles des victimes et je pleure leurs défunts.

Nonobstant cette situation cauchemardesque, l’hypocrisie internationale témoignée lors de ses attentats, est à déplorer. Tous les humains sans égaux et toutes les âmes sont à regretter. Je ne prie pas pour Paris mais pour la paix dans le monde entier.

Ce message a été écrit rapidement et il est probablement pas très soigné, mais écrit du fond de cœur, d’une âme qui aurait sombré dans ses endroits.

Prière pour la paix dans le monde.

Sara Bahafid12038212_1058520050824801_7458444364333695835_n

Sara BAHAFID, 25 ans. Doctorante à l’Ecole National Des Ponts et Chaussées à Paris. Faire entendre ce que je pense c’est comme respirer pour moi et l’Ecriture m’est le moyen le plus sur et simple de respirer.

Une paire de fesses et le Maroc perd la tête

media_xl_3829507Scandale ! Le derrière de Jennifer Lopez nous fait du mal ! Est-ce possible?  D’abord, un postulat de base, que reproche-t-on au magnifique postérieur de J. Lo ? J’avoue que cela me dépasse. Il est beau, il est espiègle, il se tortille avec volupté, il est agréable à regarder et très revigorant pour les sens et les méninges. Qui dirait le contraire est à mon sens un menteur doublé d’un hypocrite, à moins d’être un impuissant en rééducation chez un sexologue !

Mais il a fallu hurler sa colère, appeler à la vindicte publique et populiste parce qu’on a dépassé une quelconque ligne rouge ou noire, peu importe. Il ne faut pas charrier, cette chanteuse a toujours donné des shows avec la même intensité érotico-commerciale. On le savait, au moins pour une large frange de ceux qui sont allés voir son concert que ça allait déménager au grand plaisir des aficionados. Quoi, vous qui criez à l’esclandre et dites c’est «Hchouma» de voir ce cul se tortiller sur nos écrans, croyez-vous vraiment qu’elle allait chanter avec un voile intégral ! Vous vous mettez le doigt dans l’œil. Elle ne sait faire que cela Jennifer Lopez,  et elle le fait bien, et il y a des fans ici au Maroc qui se sont déplacés uniquement pour mater le cucul de la belle Latina. Point barre.

Mais de là à ce que le gouvernement se positionne, que l’on veuille demander des comptes à la HACA, que l’on décide de traîner des noms dans la boue des discours éculés et rétrogrades, il y a un grand canyon que le Marocain enjambe avec aise  en faisant croire qu’un immense malaise s’est installé depuis dans la société. Réveillez-vous bandes d’anachroniques ! Il n’y a aucun malaise sauf le vôtre, celui de tous ceux qui vivent avec les doubles discours, qui se racontent des bobards, qui ont atteint des stades de schizophrénie sans aucun espoir de rémission. Ils sont nombreux au Maroc à penser que les fesses de J. Lo ne sont pas du tout dangereuses, mais que les dogmatismes, les idéologies barbares et manipulatrices, elles, le sont.

Par contre, cet épisode est symptomatique de ce qui se passe dans ce pays. Nous avançons à deux vitesses: celle d’un Maroc qui se veut résolument moderne, tolérant, ouvert sur le monde dans le partage des idées et de la culture, tourné vers l’Occident et un autre, qui veut museler les langues, fermer les yeux, draper le tout du voile opaque de l’obscurantisme. Ce qui devrait faire peur, ce ne sont pas les déhanchements lascifs de J. Lo, mais cette vision du monde qui veut faire reculer le Maroc de quelques siècles.

Cette approche réactionnaire qui donne dans le nihilisme le plus bâtard alors que les dés sont jetés et que ce pays a choisi une voie, qui semble la bonne, avec ce qu’elle a de dérives, de couacs, de défauts, mais c’est celle-ci qui fonctionne et qui fait que le Maroc n’est ni l’Algérie ni l’Egypte, encore moins la Syrie.

C’est à ce niveau que les Marocains doivent se positionner. Ils doivent répondre à une unique question : que voulons-nous au juste? Tout dépendra de la réponse à cette interrogation. Tout le reste ne sert qu’à remplir l’actu des tabloïds et autres feuilles de chou. Cela sert à amuser la galerie dans un jeu pseudo-politique, franchement pas du tout rodé, ni rompu à l’exercice démagogue. C’est un jeu vicié et vicieux. Et il peut être périlleux de trop le laisser durer.

 Najib Abdelhak