Hya W Howa

Hya W Howa

Elles sont au début, douces et attentionnées. Mais elles sont comme le miel qui attrape les mouches, une fois dans l’assiette, vous n’en sortirez pas vivant, en tout cas, pas facilement. Les femmes toxiques existent aussi, et elles ont un jeu bien rôdé, que souvent, vous n’y voyez que du feu, et vous ouvrez les yeux bien trop tard.
Les profils de femmes toxiques à éviter, puisqu’un homme averti en vaut deux :

1-    la croqueuse de diamants : au départ, elle est un peu distante, limite hautaine, elle scrute vos chaussures, votre montre, regarde votre portefeuille déballé pour jeter un œil sur les cartes bancaires et évaluer leurs  plafonds selon leur couleur (elle est connaisseuse il faut dire). Elle ne se marie pas avec un homme, elle souscrit simplement à une assurance vie, et une sorte de carnet d’épargne à travers le mari. Sa devise est « les veines du cœur sont dans la paume de la main »

2-    l’éternelle insatisfaite : elle vous épuisera, vous vampirisera, vous videra de toute énergie. Quoi que vous fassiez, quoi que vous disiez, ce n’est jamais assez. Il faut toujours en faire plus et encore plus… et quand vous serez à genoux, elle trouvera encore le moyen de vous dire que vous ne faites pas assez d’efforts

3-    la glue, ou pot de colle : c’est un parasite sociale, elle n’a aucune vie, et sa vie tourne au tour de ses amis, sa famille, et ses connaissances. Celle-là, elle vous collera à la peau, telle une sangsue. Fini les potes, fini les visites en famille, fini le jogging matinal… vous l’avez compris, vous ferez tout ensemble, ou vous ne ferez rien du tout. Vous serez fliqué, piégé, et si elle pouvait, elle vous placerait un bracelet électronique à la cheville et vous flanquerait une pancarte sur le buste « propriété privé, propriétaire méchant ! »   tout ce que vous oserez faire pour vous, ou avec les autres, c’est forcément contre elle, et ne discutez même pas !

4-    la tragédienne dramatique : elle est toujours victime de tout et de tous, elle traîne sa mine de grande comédienne de théâtre, avec des gestes exagérés et ridicules. Comme un enfant, elle gémira et sanglotera pour un oui et pour un non. De toute façon, tout est de votre faute, de la faute des autres, du monde cruel… elle quittera subitement la pièce, sans effet déclencheur, en vous lançant l’éternelle réplique « de toute façon, tu ne comprendras jamais ! ». celle-ci vous engloutira dans sa déprime, cassera vos ambitions, et vous donnera l’impression d’élever un enfant, et non d’être en couple avec une vraie femme adulte et responsable

5-    la coincée du sourire : elle ne sait tout simplement pas sourire. Elle ne rit pas au blagues, parle peu et uniquement pour dire des choses de la plus haute importance. Sa vie pour les 10 années à venir est déjà planifiée, vous n’avez qu’à suivre. Le sport ? uniquement en salle, avec un groupe, en suant comme des soldats. Du chocolat ? que du sérieux 75% cacao, jamais un praliné, ou un fourré au caramel. La télé ? uniquement quand ça discute ou ça crie fort pour refaire le monde. Le plaisir ? c’est quoi déjà ? elle n’en a aucune notion ! vous vous en doutez, elle vous enlèvera toute insouciance, toute joie de vivre, toute spontanéité, tout plaisir, jusqu’au dernier, celui de simplement sourire

Coach Imane Hadouche

 la plupart, de toute façon .Et, voilà cinq faits sur la sexualité, que vous ne connaissez probablement pas ! tirés du livre « Don’t Put That in There! And 69 Other Sex Myths Debunked »

1) La monogamie peut être beaucoup plus dure pour les hommes que pour les femmes : Selon la sagesse conventionnelle, les femmes sont beaucoup plus susceptibles de vouloir une relation monogame, parce qu’elles sont plus intéressées que les hommes à établir un lien émotionnel. Les hommes, en revanche, veulent tout simplement du sexe, du sexe, et encore plus du sexe, ce qui explique, en théorie, pourquoi les hommes ne sont tout simplement pas conçus pour la monogamie !

2) Les hommes atteignent leur « pic sexuel » précocement, et les femmes n’atteignent le leur que très tardivement : Nous le répétons si souvent, que nous avons fini par y croire : Les hommes atteignent leur pic sexuel durant leur adolescence, ou en début de vingtaine, mais les femmes ne parviennent au leur que bien plus tard dans la vie. Pour démentir ces rumeurs, des scientifiques ont fait des recherches sur des hommes et des femmes de différents âges, et sont parvenus à la conclusion que le désir sexuel fluctue constamment, et est lié à beaucoup, beaucoup plus de facteurs que l’âge, et qu’il est probable qu’au cours d’une vie, vous puissiez voir votre désir et activité sexuels monter et descendre de nombreuses fois. »

3) Les femmes ont des rêves mouillés, aussi : C’est une des choses sur le sexe que nous pensons que ça s’applique exclusivement aux hommes, mais ce n’est pas vrai. Bien que des études suggèrent que plus de 80 pour cent des hommes ont des rêves résultants à l’orgasme, le problème est que la plupart des études sur ce sujet ont seulement étudié les hommes. Mais des études récentes, ont prouvé que ce n’est pas un phénomène réservé aux hommes seulement.

4) C’est tout à fait cool de laisser vos chaussettes pendant les rapports sexuels : Bon, rien ne semble moins sexy que ça, mais une étude menée par des scientifiques néerlandais, a prouvé que les hommes et les femmes étaient plus susceptibles d’avoir des orgasmes … quand ils sont en chaussettes. Quatre-vingt pour cent des participants avec des chaussettes pouvaient avoir des orgasmes, alors que pour les malheureux participants sans chaussettes, ont vu leur capacité à jouir réduite à cinquante pour cent.

5) Les aphrodisiaques fonctionnent, mais pas pour la raison que vous pensez : Les gens sont certains d’eux, quand ils se référent à des aliments comme les huîtres ou le chocolat, et leur soi-disant capacité à augmenter le désir sexuel, et la plupart d’entre eux assument qu’il y a au moins un peu de vérité derrière l’idée d’aphrodisiaques. Vous devez vous dire qu’il doit sûrement y avoir un composé dans le chocolat, ou des trucs sexuels mystérieux de la mer dans les huîtres ? Eh bien, désolé de vous décevoir, mais malgré la mythologie autour de ces aliments, qui remonte à des milliers d’années, scientifiquement parlant, aucune étude n’a jamais trouvé un lien spécifique entre les huîtres ou le chocolat, et l’augmentation du désir sexuel

 

Par : iLyass Bouchriha

Ce soir j’ai envie de vous parler de sexe. J’ai envie qu’on en parle, comme ça, entre nous et que vous réagissiez, que vous disiez ce que vous avez sur le cœur, parce qu’ensemble nous constituons un échantillon assez représentatif de cette population marocaine qui essaye de mener une vie meilleure. Les priorités et les choix peuvent différer, mais globalement, nous aspirons tous à un épanouissement personnel et celui-ci me semble difficile à atteindre si nous ne résolvons pas les contradictions et les conflits dus au conditionnement de notre société et notre éducation. Le seul moyen d’y parvenir est de faire un gros effort de réflexion et d’analyse. Si nous voulons enfin être équilibrés dans nos têtes et bien dans nos peaux, nous ne pouvons plus faire l’impasse sur la mise à plat des questions obscures, celles pour lesquelles les explications restent floues ou inexistantes. La vie sexuelle des marocains et des marocaines est une zone opaque où les vraies questions ne sont pas analysées, souvent elles ne sont même pas abordées. Nous allons en aborder au moins une ce soir.
Tout d’abord, un constat. À l’échelle de la société, les relations sexuelles hors mariage sont allègrement vécues dans le déni le plus complet. Elles ne sont pas assumées officiellement, elles restent cantonnées à une existence underground, pas prises au sérieux par beaucoup d’hommes, source de culpabilité pour beaucoup de femmes, le plus souvent condamnées par les âmes bien-pensantes. Concernant ces histoires officieuses, je suis fréquemment affligée d’entendre des personnes de tous âges et de tous niveaux dissocier dans leurs discours le sexe de l’amour, concevoir en tout cas que le plus souvent, l’un peut aller sans l’autre. Ça donne des grandes phrases du type « ouais mais avec elle ça ne compte pas, c’est juste pour le cul », « non mais là c’est très sérieux, c’est pas pour le sexe », « il fait passer le temps avec elle, mais il ne l’épousera jamais »…le pire, c’est que bien trop souvent, tout le monde acquiesce, pas seulement les analphabètes et pas seulement les hommes. Du coup, je me demande, pourquoi cette dissociation ? Et pourquoi est-elle si communément admise ? Quand-est-ce que la séparation entre le corps et l’esprit a été établie puis acceptée par la majorité? Qui est responsable de cette schizophrénie entre le physique et les sentiments ? Un peu tout le monde j’ai envie de dire.
Tout le monde trempe dans cette affaire et il est bien là le problème. Il y a trop de monde qui s’en mêle et ce, depuis bien trop longtemps. Femmes et hommes, parents et partenaires, oncles, tantes, amis et voisins. Et pour quel résultat ? Pour que dans notre société et pour la plupart des familles, pour peu que cela se sache qu’une femme a des relations sexuelles hors mariage, elle ne vaut pas plus qu’une traînée. Mais lorsqu’un homme couche à droite et à gauche, avec plusieurs partenaires, sans sentiment, sans le moindre engagement, c’est juste un signe de saine virilité et ça ne choque personne. J’essaye de toutes mes forces de trouver une logique à tout ça mais je sais que même dans un coma débutant, même sous drogues dures, même au sommet de l’Everest avec une déprivation profonde en oxygène, mon cerveau ne peut pas accepter qu’à éducation égale, à études égales, à mode de vie égal, une fille doive subir (officiellement en tous cas) des restrictions sévères au moment de disposer de son propre corps mais que le garçon, lui, peut faire tout et n’importe quoi sans avoir de compte à rendre à personne.
Je caricature pour souligner le problème de fond. Il y a évidemment de tout dans notre pays, je ne parle pas des situations individuelles, mais des grands principes auxquels se raccrochent comme des automates tous ceux qui ont définitivement refusé de réfléchir dans leurs vies et il y en a malheureusement beaucoup, beaucoup trop qui se contentent d’ingurgiter tout ce qu’on leur assène comme vérité absolue sans prendre la peine de se questionner, encore moins de se remettre en question.
Reprenons un peu le cours des évènements. Les religions monothéistes ont préconisé dès leur avènement un comportement chaste à leurs fidèles. Elles ont préconisé la chasteté et non la virginité afin d’éviter des situations extrêmes, comme le couchage à droite et à gauche justement qui est pourvoyeur de nombreuses maladies vénériennes, de leur dissémination horizontale incontrôlée et aussi, en l’absence de tests ADN en ces temps reculés, de paternités incertaines et de structures familiales désorganisées. En gros, elles ont recommandé à leurs disciples de ne plus mener de vie sexuelle chaotique, de s’investir dans leur vie de couple et dans leur cellule familiale afin de créer un modèle sain et équilibré pour que la femme, l’homme et leur progéniture puissent évoluer et s’épanouir dans un environnement marqué par l’amour et le respect. L’amour et le respect, ce sont là les signes de la vraie piété. Il n’est donc pas question de virginité pour commencer, simplement de savoir qui couche avec qui et cette prescription concernait et concerne toujours aussi bien les hommes que les femmes. Toujours est-il que pour faire simple, ce commandement s’est transformé par je ne sais quel tour de magie en : « Les femmes ne font rien avant le mariage et les hommes ? Eh bien les hommes, ils font ce qu’ils veulent ». Vous êtes capables d’accepter ça vous ? Ça vous convient ? Ça ne vous dérange même pas sur le principe ?
Vous savez pourquoi il y en aura beaucoup que ça ne dérange pas ? Parce qu’on leur a expliqué depuis leur tendre enfance que les filles qui couchent, ce ne sont pas des filles bien. Que « donner son corps », c’est mal, c’est commettre l’erreur fatale d’avoir été faible et manipulable, comme si ce corps ne leur appartenait pas, comme si elles n’avaient pas su se contrôler et elles sont condamnables pour une telle négligence. Tout choix leur est dénié, toute envie propre, tout libre arbitre. Elles ne sont pas considérées comme des adultes mais terriblement infantilisées et les relations physiques hors mariage ne sont jamais présentées comme ayant pu survenir dans un cadre d’amour et de respect.
Le plus vicieux, c’est que beaucoup de femmes acceptent ce discours, même celles qui choisissent d’aimer un homme avant ou sans mariage. Elles l’acceptent puisqu’elles restent dans la clandestinité, puisqu’elles culpabilisent et se reprochent d’avoir couché avec cet homme s’il les quitte (ah tu vois, si tu n’avais pas couché avec lui…) et surtout parce qu’elles semblent comprendre qu’aux yeux de l’homme qu’elles voudront épouser, elles ne seront pas considérées comme des filles respectables si elles ne sont plus vierges. Elles l’acceptent et le comprennent si bien qu’elles accourent aussitôt les fiançailles fêtées chez leur gynécologue pour se refaire un hymen flambant neuf à mille et quelques dirhams. Les plus économes trouvent un autre type d’arrangement, en général elles se contentent de pratiquer la sodomie et la fellation parce que comme ça, elles gardent leur membrane certifiée ISO…ça ne vous fait pas hurler ? Moi si. Elle est où là chasteté là-dedans ? Ils sont où l’amour, l’honnêteté et le respect sur lesquels toutes les religions du monde prescrivent de construire sa vie de couple et sa vie de famille ? Et on vient nous donner des leçons avec ça et nous parler d’honneur et de respectabilité…alors là vraiment, un grand bravo, toutes mes félicitations pour cette réussite : des femmes qu’on traite comme des morceaux de viande et qui en retour traitent leurs maris comme des ânes.
Il faut arrêter ce délire, sérieusement. Je m’adresse aussi bien aux hommes qu’aux femmes qui méprisent les relations sexuelles libres en les dissociant des sentiments pour dire qu’il faut réapprendre à respecter le corps humain. Tout ce qu’on en fait a de l’importance et l’amour, le vrai, englobe tout, le corps, l’esprit, le vécu de la personne, son passé et son présent, tout ! C’est l’incapacité à accepter une personne dans sa globalité, la peur de ne pas la maitriser totalement qui fait que beaucoup préfèrent sectoriser, c’est plus facile. Facile mais dangereux et le résultat en est ce comportement affectif totalement schizophrène que nous pouvons constater autours de nous. Je sais bien que c’est difficile de changer les choses, nous ne partons déjà pas avec toutes nos chances vu le manque d’éducation sexuelle dans les familles et dans les écoles. Cette grave lacune éducative nous prédispose à devenir d’illustres ignorants en la matière mais dites vous qu’il n’a jamais été écrit nulle part qu’on n’aimerait qu’une seule personne tout le long de notre vie, d’autant que l’espérance de cette vie est de plus en plus longue. Avoir aimé une personne dans son passé n’empêche pas d’en aimer sincèrement une autre dans son présent et de lui être fidèle et dévoué. Tant qu’on est en vie, on est exposé à aimer de nouveau, fort heureusement sinon à quoi bon continuer et je trouve ça inadmissible d’en faire le reproche à quelqu’un ou de devoir mentir à ce sujet.
Alors par pitié, dites à vos enfants, frères, sœurs et amis qu’avoir une vie sexuelle épanouie avec une personne qu’on aime, c’est normal et c’est sain. Apprenez-leur plutôt à se protéger des MST souvent gravissimes qui circulent dans le pays, le VIH fait des ravages et on en parle à peine. Expliquez-leur comment éviter les grossesses non désirées, ça fera peut-être baisser le taux des avortements clandestins et de leurs complications parfois mortelles. Enseignez-leur la vraie respectabilité, celle qui se mérite par un comportement honnête et responsable pas celle qui pend à un bout de peau. C’est le meilleur moyen de leur éviter de faire n’importe quoi. Eduquez vos filles et vos garçons dans l’idée que faire l’amour, c’est comme son nom l’indique un acte d’amour, arrêtez de leur répéter que c’est mal, que c’est sale, que ce sont des filles pas bien qui font ça, qu’il ne faut pas les envisager pour une relation sérieuse et durable, que les garçons ça veut juste du sexe et une fois obtenu, ça jette une fille comme une serpillère…c’est monstrueux de dire ça, c’est moche et c’est faux. Et au cas où vous seriez en train de vous raccrocher à vos résistances, mettez-vous bien dans la tête que vous risquez de fabriquer des hommes qui vont choisir une épouse avec qui ils ne seront pas épanouis et qu’ils vont probablement finir par tromper, que les futures femmes que vous éduquez de cette façon ne seront maitresses ni de leurs corps ni de leurs vies, que n’innombrables mariages se feront sans amour. Vous allez élever des êtres humains frustrés et sans doute malheureux. C’est ce que vous voulez ? Ou votre principal souci c’est que personne ne dise de mal de vous ? Ayez le courage de dire aux autres de se mêler de leurs affaires de temps en temps et inculquez à vos enfants le respect de l’intimité, de la leur et de celle d’autrui. Et puis, comment voulez-vous qu’une société évolue si elle permet à des étrangers de délibérer sans vergogne sur la vie privée de ses citoyens et de ses citoyennes? Comment peut-on tolérer que le corps de la femme soit considéré comme une affaire publique et que toute personne qui passe par là se donne le droit d’opiner sur ce qu’il lui est permis ou pas d’en faire ? C’est ça le véritable attentat à la pudeur.
Réappropriez-vous vos corps et vos vies. A l’heure où de plus en plus de femmes reçoivent une éducation solide, affichent des diplômes, sont totalement indépendantes et autonomes, ça devient franchement ridicule que quelqu’un vienne leur expliquer ce qu’elles ont le droit ou pas de faire de leur intimité. Que celles qui veulent rester vierges, le restent. Que celles qui veulent aimer, aiment et ce, sur tous les modes qui leur semblent bons. Juste écoutez-vous et faites ce dont vous avez réellement envie. Ne laissez personne vous imposer quoi que ce soit, c’est votre corps, il n’appartient à personne d’autre, dites-le vous bien et inculquez ce principe à vos enfants, c’est la seule façon de changer les choses. L’éducation et la liberté, ça commence par se respecter soi-même puis par imposer ce respect autour de soi. Quand les femmes se seront réapproprié leur intimité, les choses changeront, j’en suis convaincue. Les meilleurs d’entre nos hommes seront ravis, ceux qui vivent dans la schizophrénie parce qu’ils y trouvent leur compte vont évidemment résister, ils deviendront peut-être agressifs, bêtes et méchants. Il faudra tenir bon, aucun changement ne se fait sans violence (pas physique, dans ce cas vous appelez la police), et ils changeront au final, comme ils ont changé dans d’autres sociétés. Et là vous savez ce qui va arriver ? Eh bien tout le monde sera plus heureux, parce qu’il n’y a pas de plus grand bonheur que d’être épanoui à la fois mentalement et physiquement avec une même personne. Demandez-vous juste si le bonheur ne vous fait pas peur.

Ahlam Daoudi Chaieri

Il paraît qu’il y avait une fête samedi dernier, une méga-teuf internationale par laquelle nous nous sommes sentis concernés dans le plus beau pays du monde et je me demande bien pourquoi. Avant de vous dire ce que j’en pense réellement, je veux faire mon mea culpa. Je veux présenter mes excuses publiques à l’amie qui m’a traitée de meskina la semaine dernière. J’ai fermement conclu à une insinuation à peine voilée sur mon célibat alors qu’en fait, elle a dit ça sans aucune arrière-pensée, mais vraiment aucune, j’en ai eu la certitude. Ma précipitation à tirer mes conclusions me fait dire que je ne suis pas non plus à l’abri des préjugés sur les autres. Alors évidemment, il en reste des milliers à montrer une certaine condescendance pour les filles célibataires et je continue à en penser ce que j’en pense, il faut juste que j’ajuste deux ou trois réglages à mes capacités de discernement pour ne pas basculer dans un excès de susceptibilité. Ceci étant dit, revenons à nos moutons.
On n’en peut plus de cette Journée de la Femme, par pitié abolissons-là. Je sais bien que chaque mois a son lot de torture, la Saint Valentin à la limite c’était neuneu mais pas bien méchant, mais là ! C’est vraiment une grosse blague, du foutage de gueule à l’échelle mondiale. Est-ce-que quelqu’un peut me dire quel sens il donne à cette journée lorsqu’il nous souhaite une bonne fête ? Qu’est-ce-que cela représente exactement pour lui en tant que marocain souhaitant une bonne fête à une femme marocaine ? Qu’il aime sa maman, ses sœurs et la mère de ses enfants ? Est-ce-qu’il se sent écœuré à l’idée que des filles sont privées d’éducation parce qu’il y a mieux à faire dans la vie, comme trouver rapidement un mari et se reproduire ? Est-ce-qu’il pense à toutes les femmes dont on a saboté le potentiel en leur expliquant que là où leurs capacités sont le mieux exploitées c’est derrière les fourneaux ? Est-ce-que celui qui envoie des roses – par Whatsapp s’il vous plait, je sens que je vais me tirer une balle un de ces jours – est-ce-que ce monsieur se sent révolté lorsqu’il constate que ces concitoyennes ne bénéficient ni des mêmes droits ni de la même liberté que lui ? Je me le demande.
Vu l’empressement avec lequel tous les garçons nous ont félicitées, je me dis que ça doit leur donner bonne conscience. Pourquoi pas ? Mais bonne conscience par rapport à quoi exactement ? Pour se dire qu’ils sont gentils avec les femmes, qu’ils ne les battent pas, qu’ils veulent bien qu’elles fassent des études, qu’elles travaillent ? Mais combien parmi eux sont réellement indifférents au sexe de la personne qui est leur supérieur hiérarchique ? Qui les dépasse en termes de responsabilités, de compétences, de salaire ou de pouvoir ? J’en connais quelques uns je vous rassure, des hommes tout droit tombés du ciel qui n’en ont rien à cirer de savoir si vous êtes nés dans un chou ou dans une rose pourvu que vous ayez le savoir-faire requis. Des hommes qui se battent aux côtés des femmes pour qu’elles puissent s’épanouir dans tous les domaines de leurs vies. Ils ne constituent malheureusement pas la majorité, pas même la moitié, pas le dixième, je n’émettrai aucune estimation sur leur nombre pour ne pas vous déprimer et puis il y a les autres…et à ces autres, j’ai envie de dire, on en est encore là ? À devoir répéter et enseigner que la femme doit être respectée, traitée d’égale à égale, dans le monde professionnel aussi bien que dans la sphère privée ?
Un coup d’œil à la presse nationale me rappelle à la triste réalité de mon pays où les questions des violences faites aux femmes sont abordées, les violences physiques et les violences morales. Leurs droits purement théoriques en cas de divorce et qui aboutissent si peu, le mariage des mineures, l’absence de protection digne de ce nom en cas de viol, la proposition d’épouser son violeur qui est une abjection telle que je manque de vomir à sa seule évocation, le déni total de l’avortement alors que sa pratique est quotidienne et qu’elle nécessite un encadrement et un accompagnement médicalisés. La détresse des plus précaires, des petites bonnes, des immigrées, des mendiantes, des prostituées qui sont dans un isolement tel que leur vie et leurs corps sont constamment menacés et leur santé mentale à la merci de leur sort. Les filles privées d’éducation. Les femmes dépouillées de leur héritage. Les mères célibataires jetées aux flammes et les amours clandestines passibles de prison. Vous avez dit bonne fête de quoi déjà ?
Le plus drôle dans tout ça, la vraie blague du siècle, c’est que tout le monde refuse d’écouter une vérité simple et limpide que d’éminents scientifiques nous répètent depuis les années 90. Cette vérité est qu’il n’existe pas de différence biologique entre un cortex féminin et un cortex masculin. Cortex ? C’est la couche supérieure du cerveau, la plus récente dans l’évolution, celle qui nous a au fil des siècles différenciés des amibes, c’est la partie de notre cerveau qui pense, qui apprend, qui réfléchit, qui projette et qui décide. Toutes les théories d’hémisphère dominant chez l’un ou l’autre des sexes, de connexions différentes, des hommes qui seraient davantage doués pour la projection spatiale et les mathématiques, des femmes qui sauraient mieux mener plusieurs tâches à la fois et seraient plus enclines au bavardage, tout ça c’est du pipeau, jamais démontré par la moindre étude scientifique digne de ce nom.
La seule différence neurologique qui découle de nos chromosomes X et Y respectifs, c’est l’imprégnation par des hormones différentes de la couche la plus profonde, la plus ancienne de notre cerveau, notre hypothalamus (ça remue des souvenirs lointains de biologie j’imagine) ou encore notre cerveau reptilien. C’est l’aire purement animale de notre système nerveux puisqu’elle contrôle tout ce qui échappe à notre conscience, la reproduction notamment (et les organes sexuels propres à chacun), la régulation thermique, les sensations de faim et de soif, les cycles d’éveil et de sommeil. C’est là où résident nos seules différences et encore ! Ces différences sont largement effacées par le fait que les fonctions de sexualité et de reproduction sont séparées chez l’être humain.
Qu’est-ce-qui fait donc que l’on attribue certaines caractéristiques à l’homme et d’autres à la femme ? Certainement pas leur neurones, qui sont les mêmes. Toutes les différences de comportement résultent du conditionnement, de la répartition des tâches telles qu’en ont décidé l’éducation et la société.
Tout n’est qu’apprentissage et suggestion. Stimulez n’importe quelle zone cérébrale chez un individu de n’importe quel âge et de n’importe quel sexe et cette zone augmentera de volume au fur et à mesure qu’il intégrera des connaissances nouvelles. Répétez (et quand je dis répétez c’est tout l’entourage voire toute la société qui s’y met) à quelqu’un qu’il n’est pas doué pour une tâche donnée et vous diminuerez considérablement ses chances de la réussir. Ne dites rien et offrez le même enseignement à un homme et à une femme et ils feront pareil. Il est même prouvé que la différence de corpulence entre les deux sexes est due à la croyance que les hommes ont besoin de manger plus, ils se dépenseraient plus ces petits cœurs, cette croyance totalement fausse fait qu’on sert de plus grandes parts aux hommes, même que dans certaines sociétés les femmes mangent les restes. De ce fait, les femmes ont hérité de corps plus menus.
Bref on nous répète depuis la nuit des temps que nous sommes différents, nous ne le sommes pas, pas à la naissance et pas dans les activités qui font de nous des êtres humains, des êtres à la fois d’abstraction et d’action.
Nous ne sommes différents que par le taux d’hormones que nous sécrétons au moment de nous reproduire mais notre cortex a échappé depuis des siècles à leur contrôle : nous ne choisissons plus nos partenaires selon les critères de survie de l’espèce, les périodes de rut sont épargnées à la plupart d’entre nous (je plaisante), nous ne nous mettons plus en couple uniquement pour faire des enfants, d’autres considérations entrent en jeu, nous pouvons d’ailleurs faire le choix de ne pas faire d’enfant du tout, de nous mettre en couple avec un partenaire du même sexe (ah non ça nous ne pouvons pas le choisir, autant pour moi)…cette différence hormonale n’intervenant plus dans notre vie relationnelle, intellectuelle, pourquoi continuer à s’accrocher fermement à des idées préconçues que les plus grands neurobiologistes de notre siècle réfutent ?
Eh bien parce que ces différences semblent arranger les sociétés patriarcales comme celle dans laquelle nous vivons. Parce que ces messieurs n’ont peut-être pas envie de partager leur part du gâteau avec leurs concitoyennes, de reconnaître que les femmes font tout aussi bien dans les études et dans le monde du travail, qu’elles méritent d’accéder aux mêmes postes et aux mêmes rémunérations.
Le pire c’est que beaucoup de femmes se dévalorisent elles-mêmes à force de s’être entendu répéter ces préjugés. Elles sont convaincues que tel métier ou telle activité ne sont pas pour elles, que c’est trop dur, que c’est un truc de mecs, qu’elles ne peuvent pas faire passer leur carrière avant leur vie privée, que ça serait quand même monstrueusement égoïste, une véritable trahison au rôle que la nature leur a attribué. La pauvre nature n’a rien attribué à personne, ce sont les sociétés qui ont réparti les rôles comme ça les arrangeait, pour ne pas dire les hommes. Les femmes qui acceptent passivement cette pseudo-incapacité ne se rendent même pas compte qu’elles jouent un rôle que d’autres ont écrit pour elles, qu’elles se laissent guider comme des marionnettes alors que c’est de leurs vies qu’il s’agit. Elles se laissent infantiliser par d’autres personnes et passent à côté de leur potentiel, elles ne le connaitront jamais.
Ma dernière question, qui restera ouverte, est de demander pourquoi cette égalité hommes-femmes fait si peur depuis des décennies, voire des siècles dans certains pays ? Pourquoi les sociétés sont si réticentes à l’accepter ? Dans quelle ampleur ça déstructurerait l’architecture d’une nation ? Naïvement, j’ai envie de dire que ça ne serait pas si dramatique, que les havres de d’égalité que j’ai connus aussi bien sur un plan personnel que dans la plupart de mes expériences professionnelles sont des modèles qui fonctionnent très harmonieusement. Qu’une fois ravalés les égos déplacés et remis en question les préjugés millénaires, tout va bien dans le meilleur des mondes.
Alors pourquoi se refuser à en faire l’expérience à plus grande échelle ? Pourquoi cette résistance ? Les hommes ont peur d’y perdre quoi au juste ? De l’argent ? Leur confiance en eux ? L’idée qu’ils se font de leur virilité ? C’est tellement beau un homme qui se bat la main dans la main avec les femmes pour l’émancipation et l’égalité de tous, la collaboration dans toutes les tâches de la vie, ça le grandit tellement à nos yeux et chacun y trouve un tel épanouissement.
En gros, nous avons deux possibilités : continuer à jouer ce mauvais vaudeville pour des lustres encore mais nous resterons une société frustrée et incomplète ou bien vivre en parfaite harmonie dans une société qui permet aux femmes d’être heureuses et épanouies et qui transmettent ce bien-être aux hommes de leurs vies, si seulement nous arrêtions de faire la sourde oreille aux évidences. C’est la science qui se tient derrière nous pour affirmer la plus belle des choses, que rien n’est inné, que rien n’est figé, que tout est à notre portée pourvu que l’on nous donne les moyens d’y accéder.
Ahlam Daoudi Chaieri

Hello again, comment allez-vous ? Bien, forcément, puisque je ne vous ai pas encore abandonnés à vos tristes sorts, n’est-ce-pas ? Moi ça va, je vous remercie, j’ai décidé de ne pas lire le moindre article sur Dieudonné cette semaine bien que j’aie vu défiler toutes sortes de titres comme tout le monde et je m’en porte merveilleusement bien. Non mais c’est quoi ce tsunami médiatique ? Ils n’ont vraiment plus rien d’autre à foutre les Français ? C’était bien la peine que ce pauvre Voltaire se batte toute sa vie durant pour la liberté d’opiner. Bon d’accord, je fais ma petite cruche et je me doute bien qu’il y a d’autres enjeux à cette affaire mais je trouve que les médias français sont au plus bas ces dernières années et ça me fait de la peine, nous en reparlerons une autre fois si vous le souhaitez, là je suis profondément agacée. Entretemps, je ferai des chroniques de Zakaria Boualem mon unique source d’information, je pense que ça devrait me réconcilier avec la presse.
Pendant que les médias français agonisent sous mon regard consterné, un autre sujet me tracasse depuis quelques temps. Je vous rassure il ne s’agit de rien de grave, juste de ma voiture…après le téléphone, vous me direz, c’est quoi son problème avec les objets, elle ? Eh bien c’est comme ça, je me questionne des fois, sinon je n’écrirais pas un traître mot et vous seriez en train d’errer sur vos Facebooks respectifs, ne sachant pas quoi déballer de vos vies privées pour récolter deux ou trois likes en cette longue soirée d’hiver.
Allez, j’arrête de divaguer et je vous résume un peu la situation : en rentrant de Paris il y a plus de deux ans, j’ai allègrement pioché dans le garage paternel une petite voiture fort sympathique, d’une maison tout aussi sympathique avec trois initiales tout à fait appréciées par les moutons que nous sommes. Cette petite voiture avait pour caractéristique d’être automatique. Fort bien vous me direz, c’est assez pratique, c’est vrai qu’on s’y fait très vite et qu’on trouve que c’est tout à fait confortable jusqu’au jour où tout le circuit grille et que vous n’avez plus que vos yeux pour pleurer (je vous épargne les difficultés de la réparation, l’aversion définitive de mon père pour les voitures automatiques et son refus ferme de me laisser la récupérer). Bref, dans l’urgence, mon pauvre petit papa m’envoye illico une autre voiture pour me dépanner, une voiture sans initiale, une brave petite auto française qui fait son boulot de vous emmener d’un point A à un point B, qui ne brille certes pas par son design, qui montre des signes de Parkinson dès qu’on dépasse les 100 km/h mais qui a le mérite d’exister et de ne pas m’avoir coûté un rond. Tout cela est arrivé il y a un an exactement, je venais de m’installer à Casablanca et de commencer ma vie professionnelle, je me suis donc dit : on fait avec pour commencer, avant de la remplacer dès que possible par une consœur allemande plus…allemande.
Les mois ont défilé très vite – je vous parlerai de mon année casablancaise un autre jour, mais globalement ça va vite, la vie, le temps, les dépenses, les rencontres, tout va très vite – et je me rends compte que cette petite voiture, qui n’a certes pas une allure folle, m’a fidèlement accompagnée tout le long de cette année, qu’elle m’a emmenée à Tanger, à Rabat, à Marrakech à son petit rythme de tortue, qu’elle s’est régulièrement pris sans broncher les coups, les éraflures, les dos d’ânes et vas-y que je te casse un phare en reculant, que je te fais une profonde entaille parce que je hais la société en général et les gens qui ont une voiture en particulier et que c’est vraiment ça la solution à mes problèmes…elle m’a bravement attendue des journées entières garée n’importe où, n’importe comment, a vaillamment résisté à la pollution, au vent, à la pluie, au cagnard, s’est faufilée dans la jungle casablancaise, ne s’est pas laissée démonter par le bus qui essaye de la doubler par la droite, le taxi rouge qui freine quand ça lui chante et les passants qui traversent quand ils veulent les yeux pleins de défiance, du genre vas-y ose me frôler si tu veux que ta journée soit définitivement foutue.
Alors pourquoi la changer ? La première raison qui me vient à l’esprit, petite femelle de mouton que je peux être, c’est parce qu’elle n’est pas très belle. Mais encore ? Ben voilà…Ah oui ! Et puis parce qu’elle n’est pas très sûre si je dois prendre la route, ce qui m’arrive à peu près une fois tous les trois mois. D’un autre côté si je veux la changer, il est hors de question de retourner chez mon père la queue entre les pattes quémander une autre voiture, d’abord parce que lui trouve que les petites françaises, c’est tout à fait charmant et surtout parce que entretemps j’ai commencé à travailler et que je suis une grande fille autonome maintenant et qu’à Bac+17, ça devient inacceptable de faire de la mendicité. Et là, le dilemme, faut-il s’endetter pour rouler dans une jolie voiture qui va se faire cabosser au minimum une fois par mois dans cette ville qui tient plus du Bronx que du plus beau pays du monde ? Ne vaut-il pas mieux garder ses sous pour voyager, sortir, acheter des sapes, vivre tranquillement sa vie au quotidien ? Ou se priver de tout ça, sortir en tout cas sa calculette à chaque fin de mois, juste pour rouler dans une jolie caisse ?
Hummmm, je vous avoue que le dilemme n’a pas duré très longtemps, aussitôt la question posée, je me suis rendue compte que je n’en avais absolument rien à cirer de la marque ou de la tronche de ma voiture à partir du moment où elle m’emmène là où je le lui demande, que je quitte Casablanca assez peu finalement et quand je le fais, c’est souvent par d’autres moyens de transport (non pas à dos d’âne) et puis changer de voiture pour me priver du reste, qui me fait réellement plaisir, c’est juste l’idée la plus stupide de l’année, mais j’ai encore le temps d’en trouver plein d’autres, on n’est qu’en janvier. Je ne la changerai que lorsque je gagnerai beaucoup plus d’argent ou si jamais vous décidez de vous cotiser pour mon anniversaire, c’est dans deux mois, ça vous laisse le temps de vous organiser.
Si j’ai choisi de vous parler de cette petite affaire, ce n’est pas uniquement parce que je n’ai rien d’autre à raconter cette semaine, mais c’est surtout parce que je trouve que c’est typiquement le genre de projet dans lequel on peut se lancer sans réelle envie et sans aucun besoin, simplement parce que « ça fait mieux » aux yeux des autres et qu’il faut prendre le temps de se demander si ça a une quelconque importance. Après, pour ceux que ça rend réellement plus heureux d’avoir une belle voiture, je ne dis rien mais ça n’est pas mon cas. Ce qui participe à mon bonheur, c’est de voyager, sortir, voir mes amis sans avoir à tenir des comptes et je ne pourrais pas supporter de devoir me limiter là-dessus. C’était donc pour vous rappeler, comme je me le suis rappelée à moi-même, qu’il faut prendre le temps de se demander à chaque étape ce qui est important pour nous dans une société qui pousse à une consommation ininterrompue et dans laquelle on est vite pris dans le cyclone du il faut acheter ci et absolument avoir ça et aller là-bas et connaître untel…bref ça n’en finit pas et on a tendance à oublier que le bonheur, ça ne se vend pas encore en magasin, ça n’est pas livré en option avec des jantes en aluminium et des sièges en cuir, que globalement, ça n’est jamais arrivé de l’extérieur.

Ahlam Daoudi chaieri

Bonjour mes petits loulous, comment allons-nous cette semaine ? J’ai vu que certains d’entre vous s’étaient mis dans tous leurs états à la lecture de mon précédent article, vraiment il ne fallait pas, ce n’est que de l’argent après tout, rien de plus. Nous ne sommes ici que pour échanger et j’ai été épatée par des commentaires d’une grande sensibilité. C’est le but de ces écrits finalement, discuter entre nous et voir les choses sous des angles différents. Entretemps, il m’est arrivé quelque chose d’incroyable. Je vous raconte.
Nous étions tranquillement posés avec des amis le weekend dernier, des filles et des garçons tout à fait charmants, tous très éduqués, émancipés et propres sur eux quand soudain, l’une des amies présentes s’est levée pour partir et en saluant a dit à ma sœur et à son copain, « venez me voir s’il vous plaît et ramenez avec vous Ahlam meskina ». Vous avez bien lu, « Ahlam meskina » ! C’était la première fois de ma vie que j’entendais ces deux mots énoncés consécutivement, devant ma gueule en tous cas. J’ai commencé par éclater de rire devant l’amie en question qui s’est sentie très gênée, elle s’est confondue en excuses et a juré ses grands dieux que c’était juste une expression, une façon de parler sans aucune arrière-pensée, mais trop tard, passée ma surprise, j’étais déjà en train de lui tomber dessus comme le choléra sur l’Afrique une année de guerre civile.
Comment ça « meskina » ? La pauvre ? On dit ça dans deux cas de figure que je sache: de quelqu’un qui a beaucoup moins de ressources financières que la personne qui s’exprime ou bien de celui qui inspire de la pitié pour une raison donnée, ou plusieurs. Etant globalement du même niveau socio-économique dans cette honorable assistance, je me suis donc demandé en quoi je pouvais inspirer de la pitié. J’ai rapidement fait le tour de ma boite crânienne à la recherche de ce qui pouvait dysfonctionner dans ma vie ou dans mon corps, rien à me mettre sous la dent. Alors pourquoi cette condescendance ? Je me trouve plutôt en bonne forme physique, pas de souci de santé (d’ailleurs les malades demandent rarement à être pris en pitié), je mange à ma faim et bois à ma soif, je suis entourée d’êtres chers, je trouve une grande satisfaction dans le métier que je fais, je ne vois vraiment pas ce qui va de travers à moins que…voyons voir, ça ne peut pas être ça…en même temps je ne vois rien d’autre…le seul point commun entre cette amie et ma sœur que je ne partage pas est qu’elles sont engagées dans des relations sérieuses alors que moi je suis célibataire. Mon Dieu non ! C’est parfaitement impossible ! Totalement délirant ! La fille qui a prononcé cette phrase a reçu une éducation exemplaire, elle a fait d’excellentes études, elle exerce un métier à haute responsabilité, enfin je crois, elle vit en Europe, elle est super cool, intelligente, cultivée, non, non, je refuse de l’accepter. Il est inconcevable qu’avec tout ce bagage elle ait pu insinuer que j’étais « meskina » en raison de mon célibat. Je résiste de mon mieux, mais en vain, c’est malheureusement la seule explication. Si au moins je m’en plaignais, si j’avais eu une discussion avec elle lui disant que ma situation me rendait malheureuse et que j’avais envie de me mettre avec quelqu’un, mais non, rien de tout ça, elle est arrivée à cette conclusion toute seule comme une grande.
C’est ainsi que j’ai découvert qu’avoir 35 ans et être célibataire était synonyme de malheur. Le pire c’est que j’ai beaucoup d’affection pour cette fille et que ça m’a fait de la peine de la sermonner mais pour être tout à fait honnête, je ne crois ni aux « façons de parler », ni aux « accidents ». J’ai la conviction qu’aucun mot n’est prononcé par hasard, je crois à l’inconscient et aux lapsus – je sais, je suis très chiante – et sans lui en vouloir le moins du monde, je me dis que cette phrase révèle quelque chose de très intéressant et de totalement désespérant. Ce ne sont pas des vieilles mégères illettrées qui vous attaquent le plus violemment, ce ne sont pas vos pauvres parents qui vous voient comme la huitième merveille du monde qui vous reprochent d’être comme vous êtes, ce sont bien des filles de votre âge, voire plus jeunes, de votre niveau intellectuel, de votre milieu social qui décident, pour vous, de votre malheur et ça, ça me fout en l’air.
Et est-ce-que vous savez au moins en quoi il consiste votre malheur ? Je vais vous le dire, votre malheur ce n’est pas de souffrir d’une maladie incurable, ce n’est pas de dormir sous les ponts, de ne pas avoir eu accès à l’école ou d’avoir vu mourir sous vos yeux impuissants vos êtres les plus chers. Votre malheur c’est de ne pas être mariées. Et le pire, c’est que vous ne le savez pas, pauvres cruches. Double malheur donc, seules et mal renseignées. Vous n’avez pas mérité vos galons de filles heureuses car vous n’avez pas d’alliance à arborer et de photo de bébé sur votre iPhone à faire tourner, c’est comme ça, le Haut Commissariat aux Filles Maquées en a décidé ainsi. J’ai juste envie de dire une chose, ce n’est ni pour me défendre, ni pour étaler ma vie, mais je pense que c’est important de le dire : je suis heureuse.
Je suis une personne profondément heureuse. Qu’est ce que j’entends par là ? J’entends par là que je suis heureuse au plus profond de moi et que c’est une sensation authentique et durable. C’est comme une espèce de feu très doux que je porte en moi et qui me remplit de joie et d’énergie quand je me retrouve et que je m’écoute. J’y retourne toujours à ce feu-là, c’est ce qui me nourrit et me ressource. Mon bonheur ne vient pas de l’extérieur, je ne dépends de rien ni de personne pour être heureuse. Ce qui ne signifie pas que les êtres qui m’entourent ne comptent pas pour moi, loin de là, je les aime de toutes mes forces. Je souffre atrocement à chaque séparation mais la vie continue à amener vers moi de nouvelles personnes à aimer. J’adore mon métier mais si un jour je ne peux plus l’exercer, je sais que je m’intéresserai à autre chose et que j’y trouverai du bonheur. Je peux désirer tel ou tel objet, l’acheter pour me faire plaisir mais si je le perds ou que je ne peux pas l’avoir, je n’en dors pas plus mal. Je peux être avec quelqu’un et je peux être seule, je reste la même. Ce ne sont que des situations et ce ne sont pas les situations qui sont censées nous définir.
Nous ne sommes ni notre statut, ni notre état civil, ni ce que nous possédons, nous ne sommes pas même notre métier. Nous sommes quelque chose de moins palpable que ça mais de tout aussi réel. Nous sommes ce qui reste quand on nous a tout retiré, quand on a redistribué les cartes de l’amour et de la fortune. Nous sommes ce qui persiste malgré tout et ce qui persiste, c’est notre âme. Ce qui nous définit, c’est notre âme. Cette âme qui se nourrit d’amour et d’espérance, d’art et de savoir, de spiritualité et d’échanges désintéressés avec autrui. Cette âme qui puise sa force dans les expériences, les sentiments et les sensations que vous lui apportez. Car il faut la nourrir cette âme pour ne pas la voir rétrécir comme une peau de chagrin. Vous devez la nourrir des belles choses que la vie met sur votre chemin car seule une âme solide peut faire tout le voyage et profiter de chaque instant. Seule une âme solide peut imposer son bonheur. Sereinement mais fermement. Votre âme est votre plus grand bien, au fond c’est tout ce que vous avez.
Les âmes fragiles sont dans la dépendance. Elles sont à la merci de la conjoncture du moment. Elles appartiennent à des personnes qui dépendent de tout un tas d’objets et de situations qu’elles ne contrôlent jamais entièrement, dont elles ne peuvent jamais être certaines qu’ils seront toujours là, toujours dans les mêmes dispositions. C’est dangereux parce que la vie change continuellement la donne et se définir par rapport à des éléments extérieurs, que ça soit comme étant le fils d’untel, l’époux de tel autre, le propriétaire de je ne sais quoi, fait courir le risque de ne plus être personne si ces éléments viennent à changer. En revanche, se définir uniquement par rapport à soi-même, c’est ce qui donne la force d’évoluer, de se régénérer, de se recréer, de continuer à croire, de continuer tout court.
En résumé, nous portons notre bonheur en nous et nous l’irradions vers l’extérieur, pas l’inverse. Je plains les personnes qui ne l’ont pas encore compris, elles s’exposent à de grandes déceptions. J’ai beaucoup de pitié pour ceux qui pensent que le bonheur est un état civil, un statut, un patrimoine. Mais je vous rassure, j’ai surtout pitié de moi-même, je plains ma pauvre petite personne parce que ce n’est pas demain que le droit au bonheur sera officiellement accordé aux filles célibataires et d’ici là, c’est une bataille de tous les jours que d’imposer son bonheur et son épanouissement. Pauvre de moi qui crois sincèrement que les mentalités peuvent changer et que le respect de la vie privée d’autrui est une évidence. Je me fais de la peine parce que je sais que la route est longue avant qu’on accepte qu’une fille décide de rester célibataire à un moment donné de sa vie ou toute sa vie durant et qu’on arrête de dire qu’elle aimerait bien qu’il en soit autrement. Qu’on accepte que cette fille ait les relations qu’elle veut sans forcément vouloir se marier à chaque fois. Meskina ana qui m’épuise à répéter que le mariage ou les enfants ne sont qu’une option parmi d’autres. Des choix très différents peuvent rendre heureux et chacun de nous a le droit de choisir la vie qui lui convient. J’aimerais juste que tout le monde se mette d’accord pour dire une bonne fois pour toutes : « je ne me souviens pas avoir demandé votre avis sur ma propre vie, encore moins votre approbation ». Et puis le bonheur c’est autre chose qu’une case, qu’un mode d’emploi, mais il faut y avoir goûté pour le savoir.

Ahlam Daoudi Chaieri

Les hommes sont tous pareils, ils te peignent le monde en rose, te bâtissent des palais sur des nuages, avant de déguerpir et dissiper le mirage qu’ils n’ont cessé de tisser lors de la séduction laissant leurs amoureuses, bercées par la mélodie de l’illusion. Mais puisque ce constat commence à dater, comment se fait-t-il que  Eve n’aie pas pris  les prédispositions nécessaires pour se prémunir contre cette déception ? Pourquoi les hommes sortent toujours moins traumatisés de l’échec des histoires d’amour que les femmes ? Ce qui nous ramène à la question fort effrayante : est ce que les hommes sont plus intelligents que les femmes ?

Les premiers éléments de réponses se trouvent dans la manière avec laquelle se forment les couples et comment se passe le jeu de séduction. La femme ayant le choix entre les coqs de la bassecour qui se mettent  à sautiller dans leur danse nuptiale pour la séduire, ne se voit pas obligée d’analyser pour quel raison les perdants ne lui ont pas plu. Son souci premier c’est de profiter de son élu le temps qu’elle s’ennuie de lui pour en choisir un autre parmi le bouquet de prétendants qui sont en constante attente.

L’homme ayant l’obligation de séduire et de charmer n’a pas cette chance permanente de choix, après ses premiers échecs de séduction, il a l’obligation de comprendre pour quelle raison il a échoué pour pouvoir exceller lors de sa prochaine tentative. Et puis quand il réussit à séduire et qu’après un certain temps il y’a rupture, sa partenaire peut trouver preneur dans la semaine qui suit alors qu’une longue période de chômage technique et de rejet de candidature l’attends.

Sa technique pour contrecarrer ces carences est double. Primo, dire à sa dulcinée ce qu’elle attend, car les fois d’avant ou sa fierté et son honnêteté ne lui ont pas permit de le faire, il s’est fait éjecté dés les premiers instants. Désormais, il serait plus futé et plus à l’écoute et surtout aux normes de sa promise quitte à se surpasser et à jouer un personnage qui n’est pas obligatoirement le sien  rien que pour passer cette phase cruelle de la présélection. Après, adviendra que pourra. Deuxio, pour ne plus revivre la période cauchemardesque et offensante d’oisiveté affective, il va prendre tout ce qui passe et se créer son propre catalogue et il ajournera son choix pour plus tard. Il essaiera de rééquilibrer ce rapport de force en ayant lui aussi des plans de secours. Sauf que la différance c’est qu’il n’y a aucun engagement entre la femme et son plan de secours alors que pour lui, il doit l’entretenir, si ce n’est les entretenir.

Finalement, c’est ce point fort initial qu’à la femme de pouvoir choisir qui ne l’empêche d’être plus apte de s’adapter aux situations que les hommes, elle n’arrive pas à assimiler la passage du statut ou elle ne devait faire aucun effort pour choisir à une certaine époque de jeunesse au statut ou elle devrait faire un effort phénoménal pour garder son jules quand l’âge avance un peu.

D’ailleurs, les femmes croient toujours (surtout au moment du mariage) que l’homme les a délaissé pour prendre une autre (celle que sa mère lui a choisi, ou peut être une vierge avec qui il n’a pas consommé de plaisirs charnels), or en réalité, il en avait cinq de dulcinées, et s’il en élit une, c’est qu’il fera automatiquement quatre de déçues.

La conclusion c’est qu’il ne s’agit pas d’intelligence, mais de différences de parcours, si c’est les femmes qui avaient l’obligation sociale d’aller vers les hommes pour les séduire, elles seraient plus performantes avec la capacité de leurs cerveaux, mais tant qu’ils n’ont pas eu ce besoin, c’est l’homme qui développe ces techniques et demeure plus apte à s’adapter à tous genres de situations pendant que les femmes pleurent la disparition de la race du prince charmant.

Deux solutions possibles (mais non garanties et pas faciles à adopter) seraient de ne pas faire vivre ces traumatismes à ces jeunes pour ne pas leur permettre d’évoluer en créatures mensongères et d’apparence, et surtout d’appréhender les analyses qu’elles feuillettent pour comprendre ce qu’elles doivent faire et comment elles doivent agir pour préserver leurs couples au lieu d’utiliser ses analyses comme ultimes preuve de la décadence de la race des mâles et de s’apitoyer sur leurs sorts. Il ne s’agit pas de prendre conscience qu’il peut être avec d’autres, il s’agit de comprendre comment en faire son jardin privé en lui ôtant tout besoin d’aller ailleurs. La femme qui comprendra ça ne sera pas seulement plus intelligente que les hommes, mais aussi plus intelligente que les autres femmes. Parole de charlatan.

Le charlatan

1-  Un couple ce n’est pas lorsque l’un vit et l’autre survit.

Un couple c’est vivre à deux, avec un minimum de paix avec soi et avec l’autre

2-  la gestion des pouvoirs dans un couple commence par la définition des responsabilités et limites de chacun

3-  On vous parle « d’institution du mariage » de « l’union sacrée » de « valeurs de famille » et de « moralité » ….
Ça fait flipper franchement:
Qui a envie de vivre dans une institution, ce n’est pas drôle!
Sacrée? Il ne faut pas pousser non plus!
Valeurs, famille, moralité… ça fait peur!

Après, il ne faut pas s’étonner qu’il y a beaucoup de célibataires et de divorcés? C’est le stress et la pression simplement

4- Aimer, c’est aussi pardonner.

mais le fait est, qu’il y’a un seuil de tolérance qu’on ne peut franchir, il y’a des choses qu’on ne peut pardonner, c’est là notre limite. Cette limite est différente chez les uns et les autres. Soyez clairs sur vos limites, ne supposez pas que l’autre les connais, nous ne fonctionnons pas de la même manière, et pensez aussi à vous renseigner sur la limite de l’autre.

posez-vous cette question: « qu’est ce que je ne pardonnerai jamais? »
Et posez à l’autre la question: « qu’est ce que tu ne pardonneras jamais? »

5-    vous ne pouvez pas changer votre mari Mesdames

vous ne pouvez pas changer votre femme Messieurs,

vous pouvez uniquement changer de mari ou de femme.

maintenant que c’est dit, peut-on juste vivre avec l’autre comme il est?

6-   le jour où votre femme arrêtera d’être chiante, il faut vraiment se poser des questions ce n’est pas bon signe

7-   l’humour et le rire dans un couple est primordial: ça permet d’aborder les problèmes avec légèreté, mais aussi de regarder les événements autrement, de traverser les épreuves sans s’y tuer ou entretuer.
bref, si vous trouvez quelqu’un(e) qui vous fait rire épousez-le (la) de suite!
Si vous êtes en couple laissez le rire entrer dans votre vie je vous en conjure!

8-   De temps en temps, un message gentil ou un compliment sincère par un SMS, sur un post-it ça ne mange pas de pain et ça fait de l’effet.

9-    Faites l’effort de vous améliorer, d’évoluer, de vous surprendre et surprendre l’autre

10-  Pour arriver à convaincre l’autre ou le séduire, souvent on s’y prend de la mauvaise manière.
je ne suis pas experte en physique, mais le phénomène dont je vous parle est prouvé scientifiquement par des physiciens, cela s’appelle « l’action/réaction » ou « le retour d’énergie » je ne sais pas trop.
il est démontré que si on pousse un corps avec une force donnée, ce corps réagit en nous repoussant avec la même force (ou énergie).
dans les relations, nous essayons de convaincre (ou séduire) l’autre en poussant: par exemple en essayant d’abord de lui expliquer et prouver notre point de vue, ce qui l’amène à défendre ses croyances. Au fait, au lieu de « pousser » il faut simplement « tirer » l’autre vers nous ou vers notre point de vue. Comment?
En écoutant simplement en premier son point de vue. S’il se sent compris, et non agressé, il fera l’effort de venir vers nous et essayer de comprendre à son tour notre point de vue.
En séduction aussi, au lieu de déployer sa panoplie, il est plus efficace de comprendre l’autre et son mode de fonctionnement pour l’amener à faire pareil

Je ne vous garantis pas que ça marche toujours, mais le contraire ne marche JAMAIS

11 – Pour les célibataires qui s’accrochent à des relations qui ne marchent pas, ou à des souvenirs d’ex, si vous vous obstinez à vous accrocher à la mauvaise personne, comment voulez-vous attraper la bonne?
Il y’a des renoncements nécessaire pour être heureux

Coach Imane Hadouche

Dans un couple, il arrive que d’un point de vue organique et technique, tout marche bien pour vivre une sexualité épanouie, et que les freins viennent de notre mental. Quels sont les freins les plus connus, que notre mental ou nos pensées opposent à l’intimité du couple ?

1- L’image de soi : Rondeurs, ou manque de rondeurs, un aspect physique peu flatteur… il y’a dans ce sens beaucoup de choses qui peuvent vous empêcher de vous laisser aller à un épanouissement dans l’intimité. Mais ai-je dis l’image de soi ? effectivement, ce que vous voyez comme « imperfection» ou « difformité », c’est surtout vous qui le constatez. Aimer ou désirer quelqu’un c’est une histoire d’attirance physique mais aussi d’alchimie, vous attirez l’autre également par vos qualités humaines et intellectuelles. C’est un package, qui fait que l’autre ne s’arrêtera pas sur un détail précis. Combien de personnes pas très attractives, que l’on peut finir par trouver beaux, grâce à leur personnalité, leur gentillesse, et leur caractère aimable ? et combien d’autres, tellement magnifiques, finissent par vous paraître fades ou carrément repoussants à cause de leur méchanceté et leur sale caractère ? pour faire bref et simple, vous n’êtes (l’un comme l’autre) ni Angelina ni Brad, vous êtes vous, et cela devrait vous suffire pour vous aimer, vous accepter, et vivre pleinement votre intimité.

2- L’éducation : ceci est un peu plus compliqué à gérer, puisque cela relève des croyances ancrées en nous. Si vous avez eu une éducation assez conservatrice, où le modèle parental n’affiche même pas des gestes de tendresse, où le sujet est non seulement tabou, mais en plus, on vous a élevé avec une peur du sexe, une image dégradante de la chose, en associant la sexualité, des alertes au viols, et des préjugés du genre « c’est sale, ça fait mal, c’est un devoir conjugal… »

3- L’idée que l’on se fait d’une sexualité épanouie : et c’est un peu le résultat de l’éducation et de la désinformation. Quand une personne essaye de se faire une idée toute seule, elle risque de s’instruire au mauvais endroit et de la mauvaise manière. Un exemple concret : les films « X » et tout le mal qu’ils peuvent faire. Ces chers Messieurs qui se questionnent à propos de leurs performances ou à propos de la soi-disant frigidité de leurs partenaires parce qu’ils ne trouvent pas le même répondant que dans les films X, il faut peut être prendre conscience que cela s’appelle un « film » parce que c’est du cinéma, avec des « acteurs » et « actrices » payés pour jouer, et que ce répondant ça fait partie d’un « scénario » très peu créatif certes, mais juste un scénario de film. Cela vous aidera peut être de savoir, que comme tout film, ces performances réalisées en une heure, sont des scènes coupées et jouées sur des jours puis regroupées au montage. Et puis, une vie sexuelle épanouie, n’a rien d’un film « X » elle est plus dans le ressenti, la complicité, le lâcher prise et l’émotion.

En un mot comme en mille, le vrai secret d’une sexualité épanouie, c’est le lâcher prise, l’acceptation de soi, et le ressenti focalisé sur le moment présent, sans aucune tentative de maîtrise ou de contrôle.

IH

Selon une étude anthropologique menée sur une tribu d’Amérique du Sud, les rapports amoureux seraient soumis à la loi de l’offre et la demande. Lorsqu’il y a moins de femmes que d’hommes, ces derniers, loin de profiter de la situation, chercheraient au contraire une seule partenaire de vie.

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