L’amour au delà des frontières « Episode 3 »

Un soleil timide se faufilait entre les rideaux m’annonçant que, dans un moment, je ne me sentirais plus seule, mon homme allait se réveiller. La vitrine s’ouvrait laissant apparaître les Jades qui me disaient bonjour à leur manière, ses mains me caressaient le dos en mouvements lents, circulaires et rassurants , un petit tour sur la nuit troublée mais pas assez à mon gout, par sa toux qui me faisait mal au cœur, je n’aimais pas voir mon MEC souffrir.

Nos gestes étaient non seulement synchronisés mais se suivaient comme à la chaîne, toilettes pour lui, salle de bain pour moi, cuisine pour préparer le petit déjeuner pour lui, rangement du lit pour moi… Tout comme un couple mariée, moderne bien sûr, effectuait les taches du quotidien. Des actes spontanés que l’on fait sans se poser de question. Lors de ce rituel, un petit bisou atterrit sur mes lèvres me faisant tourner la tête à la manière d’Edith Piaf. Dans mon manège, j’avais qu’un souhait, qu’il le refasse, tout de suite, et que ça dure plus longtemps mais ma bouche ne pouvait pas en insinuer l’expression. J’avais envie d’embrasser ses lèvres, celles qui me souriaient, me parlaient et surtout me faisaient rire et voir la voir en rose. J’avais hâte de goûter à sa salive, je l’imaginais sucrée et onctueuse qu’il aurait fallu une opération chirurgicale pour m’en détacher.

« Un saut au bureau et je te ferais découvrir la ville qui te fait autant peur »: me déclara mon LOULOU avec son fameux sourire intelligent.

Lors de notre premier passage à son lieu de travail, il m’avait présenté son collègue qui était aussi son cousin ainsi qu’un brave Monsieur qui travaillait aussi avec lui en leur disant tout simplement mon prénom. J’avais lu dans leurs visages, surtout celui de son cousin, qu’il savait déjà qui j’étais, un autre point qui m’avait réchauffé le dos. Il me montra ses produits, ses bébés car il les avait créé lui-même. Après avoir quitté la société familiale, il s’était installé à son compte et avait soif de réussir surtout que personne ne le voyait percer. Cette fois-ci, il y avait des filles, sérieuses et concentrées à l’image de leur patron.

Installé au bureau, son visage changea de traits. Obligeant mais exigeant, il demandait l’état de l’avancement, la livraison des commandes…Je me suis amusée à le prendre discrètement en photo, pour me remémorer, à mon retour, tous ses états et essayer de l’imaginer au quotidien. Je le sentais avidé mais souverain, il voulait m’épargner le sursis. « Allez, on y va ! » s’exclama mon enjôleur en se levant d’un geste agile et prompt.

Ma découverte de la ville fut des plus surprenantes, l’avant-gout de la veille n’avait pas fait effet car j’avais le regard creux, vide car mes yeux défilaient tous les scénarios possibles. Là, j’étais abominablement surprise, enchantée et sous le charme d’une ville que j’imaginais différemment et pas du tout comme ça. Une ville à mille et une merveille, un méli-mélo harmonieux de cultures et une cohabitation des plus réussite entre les civilisations. Sa voix interrompait, de temps en temps, mon voyage, m’épiloguant, avec un ton gentil et confiant, l’histoire de chaque quartier, chaque monument et chaque millimètre de sa ville. J’étais en totale admiration pour ce lieu où on nomadisait plusieurs fois. Ses connaissances en histoire de son pays m’émerveillait et me rendait vraiment jalouse car je ne pourrais pas être aussi bon mentor s’il venait à visiter mon pays. Dans tout ce décor, je sentais mon cœur entrain de battre au rythme de ses contorsions, de ses mots, de ses blagues et ses sauts d’humeur.

Apres un déjeuner improvisé mais très bon, on décida de rentrer à la maison pour une petite sieste, un passage obligé, surtout pour moi qui avait oublié la paix et le repos que procurait la léthargie en plus on était de sortie ce soir.

Apres nous être brossées les dents, mis les pyjamas, on se mit au lit d’un geste originaire. Il me prit dans ses bras, comme pour la veille et se fonda dans un sommeil tellement profond que je pouvais même deviner ses rêves car je me rendais à cette habitude de le regarder dormir, son visage m’en disait tant de ce qui pouvait se passer derrière ses yeux calfeutrées. Je me suis assoupie quelques minutes, réveillée par l’éclatement de pétard. Ne voulant pas le réveiller, je m’échappai difficilement mais furtivement du lit, me rendis dans le salon pour parler à ma sœur et lui raconter tout qui m’arrivait dans ce bled, lui rapporter les détails, elle les réclamait. Dans mon récit, je sentais qu’elle s’attardait sur des passages et se hâtait de connaitre une broutille dont j’ignorais l’existence. Elle ne tarda cependant pas à s’exclamer, rubis sur l’ongle de ce qui c’était passé lors de mon carambolage avec mon jules dans le même lit, sa curiosité resta sur sa faim, je n’avais rien à lui raconter parce qu’il ne s’était rien passé mis à part l’accolade presque fraternelle.

Deux heures après, je suis partie le réveiller, j’avais peur qu’il ne puisse pas retrouver Morphée ce soir. Je me glissai à ses côtés pour lui chuchoter à l’oreille qu’il était temps. Apres ses étirements de la recrudescence, il se met à 40 degré de mon visage et se pencha pour réaliser mon fantasme du matin. Oh mon Dieu ! Qu’est-ce qui allait m’arriver ?- Je n’étais pas vraiment ready ! – Mais c’est ce que tu désirais ?! Je me parlais, je perdais la tête tout en me laissant emporter par les somptueuses fraises qui lui servaient de lèvres.

 

La dévouée ….à suivre. 
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