L’amour au delà des frontières, Part 6.

 

De retour à la maison, la torpeur fit irruption nous rappelant qu’il était temps de nous rendre au grabat. Mon imagination me prit au dépourvu m’emmenant ainsi vers mes songes lascifs. Ma fatigue ne m’empêcha guère de frissonner du rendez-vous pas du tout prévu et tant espéré. Cette fois-ci, j’avais commencé le bal, je ne voulais pas me laisser foisonner avant de lui montrer que j’étais aussi bonne danseuse. Il était resté feutré jusqu’à ce que le brasier prenne le dessus de son corps me donnant la chance de savourer ce moment de gloire. Ses gémissements devenaient clabauderies ce qui mettait en feu mon envie. La désinvolture me prit au dépourvut me laissant emporter par se reprise, il avait l’art et la manière de me faire délirer.

Je me sentais plume dans ses mains, manipulée, éthérée et ôtée de mon corps. Mon appétence essayait de résister à ce flux de sensations pour demeurer à la une et magner et se faire magner pour un partage exaltant. On délectait chaque épisode, on approchait toute lueur d’impudicité pour enfin vaciller vers une consolante quiétude.

La nuit fut longue, presque éternelle, les souvenirs jaillissaient au milieu de nulle part, les chroniques de ma vie défilaient sous l’emprise de ses accoudoirs. Comme pour un rappel de que c’était ma vie avant cet aventure, les rêves étaient presque réels, je les voyais en couleur et en trois dimensions, les personnages étaient aussi présents comme l’homme qui pionçait à côté.   Je revoyais mon ex chéri me plotant dans ses bras ; les larmes estampillaient cette dernière rencontre, on avait décrété ensemble la fin de cette belle histoire au dépit de l’élancement de nos cœurs dévoués mais le choix fut une décision irrévocable et un témoignage de nos âmes généreuses : on ne voulait plus que tierces personnes souffrent de notre union. Sous son regard émerveillé, aussi charmé que le premier jour, il m’admirait comme si j’avais découvert le feu. Il y avait une phrase, LA PHRASE, celle qu’il avait  prononcée en dernier. Les mots sortaient spontanément mais étaient tellement éloquents qu’on pouvait jurer qu’il avait préparé préalablement son discours. Désarmé, il se pliait presque à genoux pour me faire sa dernière et ultime demande. Il me voulait heureuse même sans lui dans ma vie, il ne doutait pas de ce qu’il allait m’arriver après son départ. Je ne saurais guère reprendre son discours, j’avais juste retenu LA PHRASE : « Inspires-toi de tes rêves pour réaliser ta vie, fais confiance à ton instinct mais pas aux gens et surtout accompagnes-toi de quelqu’un qui saches te respecter comme il le fait pour sa mère, qui veille sur toi comme pour sa fille et le plus important qui saches t’aimer pour ce que tu es, pas pour ce qu’il voudrait que tu sois ».

Les réflexions qui suivent ce rêve étaient légitimes toutefois elles imposaient des questions assez troublantes pour un matin qui se devait d’être festif. Je me demandais si j’avais failli à ma promesse, si cette aventure n’avait pas corrompu la volonté de mon ex immuable et si mon prétendant répondait aux conditions fixées par cet être qui me restera cher. Je ne pouvais malheureusement pas avoir de réponses, ni le moment ni les circonstances ne le permettaient. Cependant, j’essayais de garder bonne figure devant mon LOULOU qui était inlassablement un hôte irrépréhensible.

 

A suivre

La dévouée

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